Bienvenue dans la jungle digitale !

Naïvement, je pensais que le plus dur était fait. J’étais allée au bout de mon histoire, j’avais écrit le mot « FIN » sur mon premier roman !


Las, je n’étais pas au terme de mes surprises.


Pendant que mon cher correcteur s’arrache les cheveux sur mes fautes d’orthographe, j’ai voulu me doter des outils marketing indispensables du romancier 2.0 moderne.

Il se doit d’avoir un site internet sexy, rendant compte de son univers. C’est fait, vous êtes dessus et je ne suis pas peu fière d’avoir réussi ça toute seule !

L’auteur, s’il ne veut pas être ringard, doit aussi donner son avis sur plein de sujets, et comme l’auto éditée n’a pas accès à la télévision ni à la presse, alors il utilise le Graal : Facebook ! Ça commence à se corser…

Enfin s’il espère ne pas composer dans le vide, il doit se constituer une audience et trouver les supports qui vont lui assurer de dénicher son lectorat ! Et c’est à ce moment très précis qu’il se pose la question d’arrêter l’écriture, avant même d’avoir commencé !


Je ne fais jamais les choses à moitié.


Mes enfants et mon chéri se moquent souvent de moi, en me qualifiant de scanner à solution. Je ne peux pas faire quelque chose, sans comprendre comment ça marche ! Donc depuis une semaine, j’explore, je m’informe, je lis, je questionne… Alors que mon transat sous mon palmier n’attend que moi, et que j’ai un solide polar en route. (Dont je ferai une chronique dès que je l’ai fini !)

Je ne reviens pas sur la conception du site, j’utilise la même plateforme depuis longtemps, elle n’a pas bonne presse chez les infographistes, mais comme je n’ai pas gagné au loto pour me payer leurs services… Je fais avec ce que je maîtrise, pour donner un visuel qui me ressemble au minimum ! Et puis en étant pragmatique, je me rends bien compte que ce n’est qu’un support. Je n’imagine pas des milliers de personnes me cherchant sur la toile.

C’est plus sur le côté réseau social que j’ai fait une découverte. Depuis que je suis à Barcelone, j’ai pris l’habitude de m’inscrire sur des « groupes Facebook ». Ce sont des mines de renseignements, éclairés et éclairants ! C’est donc tout naturellement que j’ai fait la même démarche pour l’autoédition.

J’ai trouvé pléthore de groupes ! 80 % d’entre eux sont des antichambres de l’autopromotion plus ou moins réussie. Des « posts » présentent des romans, leurs critiques, leurs auteurs, et cette injonction : achetez-moi !

Les 20 % autres (à la louche pour une jolie loi de Pareto) sont un refuge pour écrivains en mal de reconnaissance. Ils interdisent la promo de leurs membres (ce que je comprends) ou la promo de leurs copains. Ils n’existent, sur le papier pixelisé, que pour l’entraide entre auteurs… Jolie idée à laquelle j’adhérais derechef  !

Mais j’ai fait la connaissance des « Boomers Troll littéraire ». Espèce très désagréable, commentant négativement toutes les parutions qui ne passent pas leur crible personnel. En gros l’orthographe, le style de l’écriture, la légitimité de la question posée, le look de l’auteur ou l’autrice, le genre d’ouvrage. Les critiques sont acerbes, dénuées de nuances, et surtout de bienveillance. Je supposais que nous étions tous sur le même bateau, mais visiblement ils pensent que tout nouvel auteur est un concurrent potentiel ! D’autres sont dans une démarche nihiliste, décourageant le nouveau venu, dans un style Houellebecquien, et promettant des heures sombres.

J’en suis ressortie, lessivée d’agression gratuite, de méchanceté pure et de désespérance de gens en mal de reconnaissance !


Mais ! La rédemption est arrivée là où je ne pensais pas la trouver.


Instagram ! Je reconnais que j’avais un gros a priori pour cette plateforme. Mea culpa ! J’y ai découvert une communauté de créateurs de contenus talentueuse, respectueuse, positive… Je me régale des poésies, des extraits de romans, des ateliers d’écriture et de l’enthousiasme des « followers ». C’est tout petit, me concernant, mais ça fait du bien ! Moi qui me moquais des « Instagrameurs/meuses » que l’on voit prendre la pose à tous les coins de monument de Barcelone, je change d’avis sur ce qu’on trouve sur la plateforme !

Bref, vous l’aurez compris, je replonge dans le même univers qu’en son temps le blog ! Il y a beaucoup de choses pas très jolies, mais une poignée de beaux artistes, que je suis heureuse de rencontrer.

Après tout, ce n’est pas ça la vie ?

Je retourne à mon palmier, terminer un bon livre ! Je vous embrasse.

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